Conférence de presse des résultats annuels 2024 d'Air France-KLM à Paris
par Joanna Plucinska
Air France-KLM a fait état jeudi de résultats supérieurs aux attentes et d'un bénéfice d'exploitation record en 2025, à deux milliards d'euros, porté notamment par la stratégie de montée en gamme du groupe, tirant l'action du transporteur de plus de 13% à la Bourse de Paris.
Les compagnies aériennes européennes ont constaté une hausse de la demande pour leurs services haut de gamme, malgré une baisse du nombre d'Européens se rendant aux Etats-Unis l'an dernier et des perspectives pour 2026 relativement modestes en raison des incertitudes économiques.
"Nos compagnies aériennes ont transporté plus de 100 millions de passagers et généré un résultat d'exploitation courant de plus de 2 milliards d'euros – une première dans notre histoire", a déclaré le directeur général d'Air France-KLM, Ben Smith, dans un communiqué.
Cela représente une augmentation de 400 millions d'euros par rapport à 2024 et dépasse largement les attentes des analystes, qui tablaient sur 1,88 milliard selon les données compilées par LSEG.
Ces résultats, meilleurs que prévu, s'expliquent en partie par la baisse des prix du carburant et la hausse des recettes. La croissance est en outre restée particulièrement forte sur les liaisons transatlantiques, notamment pour les cabines premium d'Air France, le groupe ayant investi massivement dans un WiFi plus rapide, des salons d'aéroport modernisés et une première classe rénovée.
Les analystes de Davy Research soulignent dans une note publiée jeudi que 2026 sera une année stratégique importante pour le groupe, qui pourrait devenir un champion paneuropéen, chercher à augmenter sa participation majoritaire dans la compagnie aérienne scandinave SAS et faire une offre d'achat sur le groupe portugais TAP.
La compagnie aérienne prévoit d'accroître sa capacité de 3% à 5% en 2026 et veut porter sa marge opérationnelle à plus de 8% d'ici 2028, contre de 6,1% en 2025.
Les actions d'Air France-KLM ont augmenté de 45% en 2025, le groupe ayant réussi à atténuer les coûts élevés liés à la main-d'oeuvre.
Les analystes signalent toutefois un ralentissement potentiel des voyages en provenance des États-Unis vers l'Europe au cours de l'année à venir, les difficultés économiques affectant les dépenses des consommateurs et leur intention d'effectuer des voyages longue distance.
(Joanna Plucinska; version française Camille Raynaud et Diana Mandia, édité par Augustin Turpin)

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